❔ Vous souhaitez… 

 

✔ Régénérer l’énergie et l’engagement au sein de votre équipe 💪

✔ Permettre à votre équipe de souffler, face au rythme parfois effréné de la pression et de l’activité

✔ Faire une vraie pause, mais qui ait du sens et soit utile

✔ Lâcher prise et libérer « la magie humaine » !

 

👉 Bref, vous cherchez un team building qui soit utile et solidaire, mais sans tomber dans le gadget ?

 

Contactez-nous ! 

 

H’up entrepreneurs organise des « Speed Brainstoming Solidaire » au sein des entreprises.

 

💡 Le principe : durant une demi-journée, votre équipe se réunit autour d’un entrepreneur en situation de handicap, confronté à un défi ou bloqué par différentes problématiques, et œuvre ensemble sur son cas réel !

 

Idées, émulation collective, dépassement, disruption… mais surtout, lâcher prise, convivialité et grands moments d’équipe !

 

Alors si vous êtes adepte du « une pierre deux coups », n’hésitez pas : fédérez votre équipe, tout en aidant très concrètement un de nos entrepreneurs en situation de handicap !

 

📌 Plus de 200 collaborateurs de PwC, Bouygues Telecom, BPCE, Wavestone, Sanofi, Adecco, etc., ont déjà participé…

📌 … pour une satisfaction qui ne se dément pas !

Julie Espiau

Sculptrice

 

Parle-nous de toi et de ton parcours

Depuis que je suis toute petite, je voulais être artiste ou professeur d’art. Je dessinais tout le temps. A 7 ans lorsque mon père a encadré un de mes dessins, mon avenir semblait tout tracé.

J’ai donc passé le concours d’entrée aux Beaux-Arts de Bordeaux pour faire des études d’arts plastiques. Mais, maman très jeune, j’ai continué par des études plus classiques pour subvenir aux besoins de ma famille, avec des études de communication et une École de Commerce. Les métiers que j’ai exercés, en gestion finance étaient finalement très éloignés de l’art.

C’est un accident de travail dans un entrepôt chez qui m’a ramené à l’art. Dès les premiers jours, j’ai repris les pinceaux dans mon lit.  Telle Frida Kahlo,  ils m’ont aidé à m’évader, canaliser la douleur, et supporter ma lente récupération.  Mon thème de prédilection était les femmes et leurs émotions.

Puis, le passage en fauteuil, quelques années plus tard, m’a permis alors de créer et d’organiser avec une équipe un salon artistique.

Ayant retrouvé un peu de mobilité, j’ai eu l’occasion d’assister à des cours de modelage. Un coup de foudre ! J’ai mis en forme les corps de femme que je peignais. C’est devenu vital pour moi. La terre a des propriétés incroyables, elle absorbe tout : soucis, douleurs et nous transporte ailleurs. Aujourd’hui encore elle a le même pouvoir dans les nouveaux soucis de santé que je traverse.

Ce sont deux prix en sculpture et céramique contemporaine en 2017, qui m’ont décidé à en faire mon métier. Après plusieurs opérations de la colonne, j’ai alors suivi des stages dans la sculpture sur terre avec des artistes et des artisans d’art.

Mais pour me lancer, j’ai en plus souhaiter me former pour apprendre à communiquer sur les réseaux sociaux. L’objectif était de réussir à vendre mes sculptures en limitant mes déplacements.

Côté création, avec le temps, j’ai développé mes propres techniques pour créer mes sculptures où les pleins et les vides se répondent avec un style assez unique. Je continue toujours à faire des recherches pour aller plus loin dans l’expression artistique.

 

 

En tant qu’artiste, mes œuvres transmettent un message qui me tient à cœur sur le corps des femmes. Pour moi, la beauté réside dans la particularité et les différences, et en aucun cas dans une norme. Je « sculpte les émotions au féminin » car le vide représente tous ce que les femmes ressentent face au regard extérieur et gardent à l’intérieur d’elles-mêmes car elles n’osent pas s’exprimer. Souvent la beauté est donnée par l’émotion et le regard que l’on a sur soi et les autres. J’aborde aussi d’autres thèmes et notamment le corps et le handicap.

 

 

Comment se passe la transmission et les cours ? 

A côté de mes créations, j’ai aussi une activité de cours. Avec les enfants, l’objectif est la découverte d’eux-mêmes. Je leur propose d’essayer une trentaine de médiums : fusain, feutres, encre de chine, pastels, aquarelle, peinture acrylique… En effet, l’apprentissage des arts plastiques et le développement de la créativité entre dans le travail d’une sculpture.

.

Pour les adultes, je propose des ateliers de 3h et des stages plus poussés sur un week-end. C’est à la fois un apprentissage de techniques mais aussi un accompagnement pour la réalisation de leur idée. J’accompagne aussi des professionnels.

Certains de mes élèves viennent à la terre dans un objectif de bien-être et de convivialité et certains développent le virus de la création. Même si je ne suis pas art-thérapeute, je suis bien placée moi-même pour en connaitre les vertus.

 

 

Parle-nous ta relation avec H’Up

Quand j’ai commencé l’accompagnement H’Up, après le confinement, mon activité peinait à redémarrer. Pendant le confinement j’avais préféré mettre mes compétences aux services de tous en donnant des cours de dessin gratuitement aux enfants et à leur famille en visio et mettre en sommeil ma propre activité.

Avec la contrainte du handicap, l’objectif de l’accompagnement a été d’accentuer mon développement sur internet et de développer mon travail avec les galeries. Je devais minimiser mes déplacements et la manutention des socles, ayant besoin d’être accompagnée pour chaque exposition. Le deuxième point était la sculpture sur terre est très physique. Entre deux pièces, je créais d’autres œuvres : aquarelles, dessins, tableaux céramiques…que je devais « revendiquer ». Le deuxième objectif était donc de prendre confiance en moi pour diffuser ces autres créations que je n’osais pas montrer.

Avec ma coach Projet Sarah Quineau de chez Linklusion, l’objectif a été d’axer mon développement sur un présence accrue sur internet

Le premier pas a été de transformer mon site vitrine en un site avec un boutique en ligne, et la réservation en ligne de mes cours et stages. Elle m’a donc accompagnée sur l’architecture du site et sur sa mise en place ce qui me permet aujourd’hui d’avoir des ventes en direct.

Alors que je communiquais et vendais via facebook et Instagram, le deuxième axe a été de développer ma présence sur Linkedin.  Aujourd’hui, j’ai beaucoup de retours positifs de ma présence et des sculptures adoptées par ce réseau.

Dans la H’up académie, nous avons aussi bénéficié d’une coach de développement personnel, la mienne était Carole Birembau de chez BNP paribas. Le travail s’est porté sur l’organisation et la mise en place d’objectifs prioritaires. J’avais depuis longtemps envie de faire de la sculpture sur bronze et tout le matériel à disposition était dans mon atelier depuis longtemps. Je n’osais pas, je voulais faire une formation avant… Elle a réussi à lever mes blocages, et 4 jours plus tard la sculpture en cire était réalisée, prête à aller à la fonderie. Un réel succès car elle a été très rapidement adoptée. Cette création m’a permis aussi de prendre confiance en moi pour travailler avec de nouvelles galeries. J’ai fait le même cheminement pour enfin montrer mes autres créations en aquarelle, dessin et linogravure.

Parallèlement à la création, mon activité de cours se déroulait dans mon « petit atelier » qui était dans une pièce de mon domicile. Dès le départ, le projet de construction d’un atelier dédié à la création était prévu, mais se posait la question de l’adéquation des installations avec mon handicap. Grâce aux nombreuses conférences que nous avons eu, j’ai enfin fait appel à Cap emploi qui a missionné un ergonome pour étudier chacun de mes mouvements. Mon atelier a été fini au mois de mai et ces jours-ci, le matériel commence à être livré. J’ai obtenu l’aide de l’Agepfip à 60% pour des machines pour travailler la terre me soulageant pour certains gestes et du mobilier adéquat. Cet atelier me permet aujourd’hui de faire découvrir mes œuvres à des amateurs d’art mais aussi de faire des portes ouvertes 4 fois dans l’année.

Avec H’up, nous avons pu bénéficier de séances de co-développement avec Yaël Mimoun. Ces séances nous ont permis de trouver une mécanique pour aider les autres à régler leurs blocages. Je m’en sers beaucoup aujourd’hui dans un groupe de créateurs dont je fais partie : Le cercle des créateurs de Killian Tallin.

 

Finalement, la H’up académie m’a permis surtout de prendre confiance en moi, de bien développer et de diversifier mon activité, d’organiser ma création et la diffusion de mon travail d’artiste de manière à préserver un peu ma santé.

 

Ta plus grande fierté

Ma plus grande fierté sur cet accompagnement a été d’oser faire une sculpture en bronze. C’était un grand blocage. En arrivant à la fonderie, j’avais l’impression d’être une petite fille pour son premier jour d’école. Le bronze a été une vraie découverte.

 

Un dernier conseil à partager ?

  • Avoir un message authentique, différenciant et affirmé : La technique n’est pas le plus important, il faut d’abord savoir ce qu’on veut exprimer et développer un style propre en puisant au fond de soi-même. Une démarche artistique doit être personnelle et sincère Ensuite, c’est par la recherche et la répétition de créations que le style se construit petit à petit, donc par un travail intensif. J’accompagne d’ailleurs dans cette démarche des artistes qui souhaitent se lancer.
  • Se former au cœur de métier avant de se lancer.

Le conseil que je donne est de se rapprocher d’ateliers proches de chez soi pour découvrir, regarder, apprendre les différentes techniques. Je n’ai pas fait de formation en céramique J’ai fait le tour de pas mal d’ateliers dans ma région pendant deux ans et j’ai développé des techniques propres avec de la recherche.

  • Se faire accompagner et se former dans les autres disciplines nécessaires à la gestion d’une entreprise.

C’est fini l’artiste qui ne fait que créer. Pour ma part, je recommençais à 0 après 10 ans de morphine, notamment en informatique, sur la communication sur les réseaux sociaux… Il ne faut pas donc pas hésiter à faire des formations pour la gestion de votre activité, à côté de l’art.  Pour information en 3 ans, j’ai fait des formations sur Instagram, facebook, marketing digital, des accompagnements spécifiques aux artistes, h’up, le SEO, la comptabilité et je dois certainement en oublier….

  • Trouver les bons partenaires :

Développer son activité seul est difficile, il est difficile de se concentrer sur tous les sujets et d’être serein à l’atelier dans sa bulle créative. Après 3 ans de travail acharné pour tout mener de front j’ai accepté de diffuser mon art en collaborant avec des galeries. Mais, je n’ai pas accepté toutes les propositions qu’on m’a proposé. Le galeriste doit être un véritable partenaire et le contrat équilibré.)

Le conseil le plus important que je pourrais donner, c’est d’organiser votre activité en fonction de votre vision et de vos contraintes notamment handicap ou autres et pas en fonction de ce qui se fait habituellement dans votre secteur. Aujourd’hui, avec toutes les possibilités existantes en matière d’outils, de plateforme, de partenariat, vous avez la liberté de mener votre aventure entrepreneuriale où vous le souhaitez et ne pas être limité aux solutions classiques existantes.

Rêvez, osez et construisez votre propre chemin !

Handsome

Julien

07/07/2022

 

Parle-nous de toi et de ton parcours

Je m’appelle Julien, j’ai un parcours d’expertise comptable et d’école de commerce à l’ESCP. Je suis en situation de handicap avec une déficience auditive. A cause de ce handicap, j’ai été en échec scolaire quand j’étais plus jeune parce que les appareils auditifs étaient en stéréo à l’époque.

A partir du moment où les appareils ont basculé en numérique, j’ai eu une meilleure accessibilité dans mon quotidien et j’ai pu reprendre mon éducation scolaire et rattraper le temps perdu. Je ne cachais pas forcément mon handicap pendant les entretiens d’embauche mais je cachais mon échec scolaire et mon parcours scolaire. Ça n’est pas forcément bien vu, quand on intègre un gros cabinet de conseil que l’on a fait un bac pro dans le passé. Ils voyaient surtout le diplôme d’expert comptable et de l’ESCP. Ils n’ont d’ailleurs jamais posé la question. Je disais que j’étais déficient auditif en fin d’embauche. Ils étaient souvent surpris. Je convertissais mon handicap en un avantage bonus en fin d’entretien.

Après un certain temps, j’en ai eu marre du salariat et je suis passé dans l’entreprenariat. C’est à ce moment la que j’ai monté Handsome.

Parle-nous de ton entreprise

Lorsque je travaillais au sein de la Société Générale, nous avons réalisé une cartographie de l’ensemble des produits et services bancaires qui existent et lesquels étaient accessibles en fonction des typologies de handicap. On a pris les 4 différentes grandes familles de handicap : auditif, visuel, moteur, psychique et intellectuel. On a ensuite pris toutes les typologies de produits et de services bancaires et on a analysé les deux. Le tableau sort principalement rouge. La seule chose que les banques ont essayé de rendre accessibles aux handicaps moteurs, ce sont les agences bancaires, mais pas entièrement. C’est ici qu’est la genèse d’Handsome, pour rendre tous les services bancaires accessible à tous. Cela vaut pour les personnes en situations de handicap mais également pour les personnes en situation de déficience ou perte d’autonomie. Beaucoup de personnes ne veulent pas être reconnue comme en situation de handicap.

Handsome existe depuis Septembre 2019 et la crise est arrivée directement après en février 2020. Le premier produit que l’on a créé était une carte de paiement connectée qui va permettre de réaliser tout ce qui est écrit sur un TPE de manière à ce qu’un aveugle ou autre puisse entendre dans sa langue ce qui écrit sur le TPE. 9 déficients visuels sur 10 ont déjà été victime d’arnaque, de fraude ou d’erreur chez un commerçant. Ils faisaient soit surpayer soit ils faisaient repayer une deuxième fois.

Nous nous sommes alors vite rendus compte que cette carte allait permettre l’accessibilité à d’autres types de personnes : les autistes, les dyslexiques, les seniors en perte d’autonomie visuelle, … Cela permet aussi de rendre accessible les paiements aux personnes illettrées car cela les rassure. Cela est aussi utile pour les étrangers d’avoir le paiement dans sa propre langue.

Pour le développement de ce produit, je me suis bien entouré. Nous avons Thalès comme producteur de cartes, on a pour certificateur de la carte Mastercard. Nous avons des développeurs internes pour créer et gérer l’application.

Les projets en cours sont vastes, divers et variés. Le premier est de créer un compte bancaire accessible à tous et faire en sorte qu’à travers ce compte on puisse avoir accès à tous ses autres comptes. On réfléchit également à rendre accessible l’encaissement des chèques ou l’encaissement des espèces. On pourrait alors travailler avec un réseaux de commerçants.

Le crédit est aussi un gros projet. Actuellement, il y a beaucoup de clauses discriminantes pour les personnes en situation de handicap ou ayant eu une maladie.

Le prochain sujet est le paiement mobile. Lorsque tu es sur internet, pour le règlement, cela permettrait d’avoir juste à taper la carte sur le téléphone.

Parle-nous ta relation avec H’Up

Nous avons participé aux trophée pour l’entrepreneur de l’année. Nous avons été finaliste mais pas lauréat car la structure n’était pas montée. J’avais aussi pris une table de gala pour mes partenaires.

La chose qui t’a marqué le plus durant ton aventure entrepreneuriale

Ce qui m’a le plus impressionné est l’effet yo-yo que l’on vit au quotidien, notamment au niveau émotionnel. Entre le moment où tu y crois et tu as des convictions et le moment ou ça va se faire, il y a beaucoup de moments de doute. Je compare souvent la vie d’entrepreneur à une vie de personne qui va entrer en relation avec quelqu’un. Tu attends toujours les petits signes qui vont te rassurer dans ton parcours.

J’ai signé 4 gros deals stratégiques dont notre premier client, le crédit Agricole. Ils ont tous été des ascenseurs émotionnels. C’est ce qui m’a beaucoup marqué. Il y a eu beaucoup de cheveux blancs.

La plus grande appréhension à laquelle tu as fait face ?

La trésorerie a été la plus grande appréhension. Je n’avais jamais  eu de découvert à titre personnel. C’est extrêmement stressant.

Pour la levée de fond, nous allons passer par un cabinet de conseil. Il y a plusieurs fonds intéressés et nous avons une stratégie en plusieurs fois. Nous voulons bien choisir le premier partenaire avec qui nous allons travailler. C’est comme un contrat de mariage. Il faut qu’il ait envie de rester avec nous jusqu’au bout.

Ta plus grande fierté

Pour le moment c’est d’avoir réussi à tout concrétiser. Plus j’avance, plus il y a des opportunités et des propositions qui paraissent loin mais qui sont totalement atteignables. L’avoir en tête et voir les choses avancées, et réussir à créer une banque ce n’est pas rien.

On a réussi des choses impossibles parce qu’on ne savait pas que c’était impossible. Je ne savais pas que c’était impossible de créer une carte de crédit innovante.

L’impact de la crise sanitaire sur ton entreprise

Elle nous a accéléré pour signer le premier deal avec le crédit agricole. Comme c’était la crise, les gens avaient beaucoup moins de choses à faire et ils avaient beaucoup plus de temps de dispo pour travailler efficacement et avec plus de temps libre mais en travaillant plus.

Le crédit agricole cherchait des projets à faire, ce qui n’était pas le cas de toutes les banques. Cela a fait la différence.

Un dernier conseil à partager ?

Il faut croire en soi. On s’en fiche de ce que les autres peuvent dire et comment ils nous perçoivent. Il ne faut pas être inquiet quand il n’y a rien a faire. Il faut être patient et garder la conviction que ça va arriver.

Je me souvient, lorsque j’était salarié, j’ai eu un trou ou pendant une semaine je n’avais rien à faire. J’ai choisi de ne rien faire car j’étais dans l’attente d’une validation. Il faut se prendre du temps pour soi.

Les actualités en Hauts-de-France Les évènements du mois de mars